Cette traduction a été réalisée avec l’aide de l’intelligence artificielle, afin que vous puissiez lire ce document dans votre langue. Seule la version originale anglaise, publiée par la Mission de la Divine Miséricorde, est officielle. En cas de divergence entre cette traduction et l’original, c’est l’original qui prévaut.
Télécharger / Imprimer le document (PDF, en anglais)
Introduction
Le 15 mars 2024, l’Archevêque de San Antonio a annoncé une série de mesures qu’il prenait contre la Mission de la Divine Miséricorde (MDM) et ses membres, conduits depuis de nombreuses années par le Père Jean-Marie Foster. Les membres de la Mission ne veulent pas accroître la polémique avec l’archidiocèse dans cette situation douloureuse pour nous tous. Il est toutefois des clarifications que nous croyons nécessaires pour dissiper certaines inexactitudes, d’autant que les communications de l’Archevêque ont été diffusées très largement.
La présente déclaration s’efforce de clarifier ces inexactitudes.
L’essentiel de cette réponse a été rédigé dans les semaines qui ont suivi la lettre de l’Archevêque, car nous voulions répondre sans tarder. Mais diverses circonstances, dont de nouvelles communications de l’Archevêque et la promulgation par le Vatican de nouvelles normes pour l’évaluation de présumés phénomènes surnaturels, en ont retardé la publication jusqu’à maintenant.
Malgré ce délai, nous croyons que cette déclaration aidera quiconque la lira de bonne foi à mieux comprendre notre situation.
En publiant cette déclaration, nous demandons que l’Esprit Saint nous guide tous dans la charité, l’humilité et la patience.
S’il y a plusieurs points de la lettre de l’Archevêque qui, sans quelque clarification, pourraient selon nous prêter à confusion et à malentendu, c’est le discernement et l’évaluation des Messages par l’Archevêque qui, croyons-nous, ont été présentés de la manière la plus inexacte dans sa lettre et risquent le plus de fausser injustement la compréhension du public. C’est pourquoi cette question recevra la priorité dans la présente déclaration, avec notamment une chronologie en annexe pour plus de clarté.1
1. Discernement et évaluation des Messages par l’Archevêque
Une caractérisation inexacte
Dans son annonce, l’Archevêque a déclaré :
La seule condition que j’aie jamais demandée à la MDM — afin de prévenir tout malentendu et un possible scandale — était de s’abstenir de publier tout prétendu message prophétique avant qu’ils n’aient été examinés pour s’assurer qu’ils ne soient pas nuisibles au peuple de Dieu. Cette condition visait à protéger les fidèles, car les prétendus écrits prophétiques comportent de nombreuses affirmations scandaleuses et de faux enseignements. Jusqu’à tout récemment, les membres de la Mission de la Divine Miséricorde ont obéi à ma demande.
À la lecture de cette déclaration, une personne raisonnable conclurait vraisemblablement que l’Archevêque avait soigneusement évalué un certain nombre de Messages dès le début et que, y trouvant « de nombreuses affirmations scandaleuses et de faux enseignements », il avait demandé à la Mission de la Divine Miséricorde de s’abstenir de les publier.
Or cette conclusion est inexacte, pour les trois raisons suivantes :
- La Mission de la Divine Miséricorde a fait un rapport rapide et détaillé sur le charisme prophétique et sur les Messages dont certains de ses membres faisaient l’expérience.
- L’archidiocèse n’a jamais procédé à un discernement sérieux et opportun des Messages reçus. À ce jour, il n’a jamais mené d’audition formelle sous serment de Sœur Amapola.
- L’archidiocèse n’a même jamais mentionné ni évoqué « de nombreuses [ou de quelconques] affirmations scandaleuses et de faux enseignements » dans les Messages avant leur publication cette année.
Examinons chacun de ces points plus en détail.2
Une divulgation rapide et détaillée par la Mission de la Divine Miséricorde
- Dans les mois qui ont suivi la réception des premiers Messages par Sœur Amapola, la Mission de la Divine Miséricorde en a informé l’Archevêque, a pris part à une réunion pour en discuter (le 7 avril 2017) et en a fourni de nombreux exemples lors de cette réunion.3
- L’Archevêque a consacré la majeure partie de la réunion à d’autres sujets. Lorsque les Messages ont été abordés, il a poliment reçu les copies préparées à son intention, mais n’a exprimé aucun intérêt à en recevoir davantage. Il a déclaré que les Messages ne devaient pas être publiés, et il en est resté là.
- En 2018, la Mission de la Divine Miséricorde a reçu le questionnaire de la Visite canonique de l’archidiocèse, couvrant un large éventail de sujets, de la formation aux finances.4 En réponse à une section de questions, nous avons présenté un historique de l’importance du charisme prophétique pour la Mission, ainsi que de nombreux autres exemples des Messages, totalisant plus de 280 pages dans le seul rapport de Visite. Auxquelles s’ajoutent quelque 28 pages d’informations supplémentaires fournies en d’autres occasions.
L’absence de processus de discernement de la part des Évêques
Si Dieu parle prophétiquement à travers quelqu’un, il est assurément important de le discerner et d’écouter ce que Dieu dit. De même, si quelqu’un prétend faussement recevoir des messages prophétiques, il est important de le discerner également. Lorsque les messages présumés sont reçus au sein d’un apostolat établi de l’archidiocèse, dont le supérieur est un prêtre ayant une certaine expérience en ces matières et qui a discerné provisoirement que les messages paraissent authentiques, n’incombait-il pas à l’archidiocèse et à l’Ordinaire du lieu d’entreprendre un discernement et une évaluation sérieux des messages et du messager ? Malheureusement, cela ne s’est pas produit — et ne s’est toujours pas produit, en rien.
- Mgr García-Siller : jamais, au cours des sept années qui ont suivi, l’Archevêque n’a demandé de rencontre avec le Père Jean-Marie, ni avec aucun membre de la Communauté de la Mission de la Divine Miséricorde, pour avoir avec lui une discussion approfondie et de discernement au sujet des Messages, malgré leur importance centrale pour la vie et l’apostolat de la Communauté. Cette importance avait été clairement exposée par la Mission de la Divine Miséricorde dans le rapport de Visite.
- Les Évêques auxiliaires Michael Boulette et Gary Janak : le Père Jean-Marie a soulevé la question des Messages à plusieurs reprises auprès de Mgr Boulette, évêque auxiliaire, et une fois auprès de Mgr Janak, évêque auxiliaire. Ni l’un ni l’autre n’a proposé d’engager avec le Père Jean-Marie un discernement sérieux de la signification et de l’authenticité des Messages. Mgr Boulette a déclaré qu’il ne voyait « rien » dans les Messages de contraire à la foi et aux mœurs, mais qu’ils ne lui semblaient pas non plus d’origine surnaturelle. Il a réitéré ce point récemment, lors d’une réunion tenue le 1er février 2024 entre les membres de la Mission de la Divine Miséricorde et les trois Évêques. Il n’a jamais fourni d’explication détaillée, verbale ou écrite, de ses conclusions. Mgr Janak s’est borné à dire que toute discussion sur les Messages relevait de l’Archevêque.
- Aucune audition de Sœur Amapola ni de ses proches : en sept ans et jusqu’à ce jour, il n’y a eu aucune tentative d’entendre Sœur Amapola au sujet des Messages qu’elle a reçus, ni quiconque la connaissant bien — famille, amis ou membres de la Communauté — qui aurait pu éclairer son caractère.
- Un désintérêt déconcertant : les évêques sont des hommes occupés, pressés par de nombreuses affaires et préoccupations de poids. Il est compréhensible qu’ils ne puissent pas simplement tout laisser de côté chaque fois qu’une personne s’approche d’eux en affirmant avoir reçu une révélation privée. Mais dans le cas présent, concernant les Messages, comme il a été noté plus haut, la demande venait de l’un des propres prêtres de l’Archevêque, un prêtre ayant des décennies d’expérience, et de membres inquiets d’un apostolat qui servait fidèlement l’archidiocèse depuis de nombreuses années. N’aurait-il pas été logique d’accorder à une telle demande plus de poids et une considération plus attentive ? Lors de la réunion du 1er février 2024, on a demandé à l’Archevêque et à ses auxiliaires s’ils avaient jamais chargé quelqu’un d’évaluer attentivement les Messages. Ils ont admis que, malgré sept années écoulées, ils ne l’avaient pas fait.
Aucun contenu problématique
Toute impression que la Mission de la Divine Miséricorde aurait su, ou aurait reçu une quelconque communication claire au cours des sept années précédant la situation actuelle indiquant que l’Archevêque estimait que ces Messages contenaient des « affirmations scandaleuses ou de faux enseignements », est tout simplement fausse et n’est pas corroborée par les faits. Nous croyons qu’il était inexact et fort peu utile que la lettre de l’Archevêque suggère le contraire.
- 29 février 2024 : Mgr García-Siller a convoqué le Père Jean-Marie à une réunion qui a eu lieu le lendemain de la publication du premier Message. C’est la première fois que l’Archevêque a fait référence à un « contenu scandaleux » dans les Messages.
- Répétons-le : au cours des presque sept années écoulées depuis que Mgr Gustavo avait eu connaissance des Messages, et avant la réunion du 29 février 2024 entre l’Archevêque et le Père Jean-Marie, il n’y a eu aucune déclaration verbale, et surtout aucune déclaration écrite, affirmant que les Messages contenaient de quelconques « messages scandaleux ou faux enseignements ».
- Comme indiqué plus haut, Mgr Boulette a dit à plusieurs reprises, et pas plus tard que lors de la réunion du 1er février 2024 entre les membres de la Mission de la Divine Miséricorde et les trois Évêques, qu’il ne voyait rien dans les Messages de contraire à la foi et aux mœurs.
- Tout au long de ces sept années, la seule directive significative donnée par l’Archevêque au sujet des Messages a été, sans référence de sa part à aucune norme en la matière, de ne pas les publier.
- Cela met en lumière un paradoxe apparent : à plusieurs reprises, les trois Évêques ont exprimé leur soutien et leur admiration pour l’œuvre apostolique de la Mission de la Divine Miséricorde, en particulier ses retraites Rencontre avec Jésus, et ils ont également encouragé la Mission à devenir une association publique de fidèles, ce qui aurait sensiblement rehaussé le profil et la visibilité de la Mission au sein de l’archidiocèse.
- On voit mal comment les actions ci-dessus s’accordent avec des Évêques censés être profondément préoccupés par des « messages scandaleux et de faux enseignements » dans les Messages au cours de ces sept dernières années. Si cette préoccupation avait existé, on présume qu’ils auraient pris l’une ou l’ensemble des mesures suivantes bien avant l’émission des décrets du 15 mars 2024 : 1. lancer une enquête approfondie sur les Messages et sur les personnes qui les recevaient ; 2. suspendre les démarches visant à faire de la Mission de la Divine Miséricorde une association publique de fidèles jusqu’à l’achèvement d’une telle enquête et de ses conclusions ; 3. mettre publiquement en garde les fidèles contre la participation aux activités apostoliques de la Mission, en raison de préoccupations objectivement constatées dans les Messages.
- Le fait que rien qui ressemble à l’une de ces mesures ne se soit produit avant les récents décrets révèle, chez les Évêques, une absence de préoccupation au long de ces sept dernières années qui contraste avec les affirmations contenues dans la lettre de l’Archevêque.
Donc, encore une fois : nous avons promptement présenté les Messages aux Évêques. Ils ne les ont pas discernés de manière adéquate. Ils ne nous ont signalé aucun contenu faux et scandaleux qui s’y trouverait, avant la situation actuelle.
Nous devons obéir à Dieu
Malgré le manque d’engagement pastoral et de discernement de l’Archevêque à l’égard des Messages, la Mission de la Divine Miséricorde s’est abstenue pendant sept ans de les publier.5
La décision de publier enfin les Messages et de les présenter clairement comme étant d’origine divine, à commencer par le premier Message du 28 février, a été prise NON parce que les membres de la Communauté s’étaient lassés d’accéder à la demande de l’Archevêque, mais parce qu’en conscience ils croyaient que Dieu le leur demandait désormais, et que l’obéissance à Dieu doit passer en premier.
2. Caractérisation inexacte d’une interaction clé entre l’Archevêque et le Père Jean-Marie
La lettre de l’Archevêque s’est trompée sur la date d’une réunion clé entre le Père Jean-Marie et lui, la situant un jour avant la publication du deuxième Message au lieu de cinq jours avant. Malheureusement, cette erreur pourrait aisément laisser l’impression que le Père Jean-Marie a agi de façon abrupte et irrespectueuse en publiant le deuxième Message immédiatement après cette réunion et sans aucune autre communication avec l’Archevêque.
La lettre de l’Archevêque déclare :
Le 28 février 2024, le révérend Foster a publié un prétendu message prophétique d’un membre de la communauté MDM. J’ai contacté le révérend Foster le jour même et lui ai demandé de retirer la publication du site Internet. Le 5 mars 2024, j’ai rencontré le révérend Foster pendant plus d’une heure, priant avec lui et discutant des faux enseignements contenus dans la publication ainsi que du serment de fidélité du révérend Foster envers l’Église et de son devoir d’obéissance envers moi, serment et devoir qu’il a réaffirmés chaque année lors de la messe chrismale depuis son incardination en 2009. Le lendemain, le révérend Foster a publié un deuxième prétendu message prophétique.
Voici un récit plus clair de ce processus :
- Le 28 février, l’Archevêque a convoqué le Père Jean-Marie à une réunion le lendemain, 29 février.
- Lors de la réunion, après avoir écouté les invitations de l’Archevêque, le Père Jean-Marie lui a dit qu’il devrait prier à ce sujet et en discuter avec sa Communauté.
- Dans les jours qui ont suivi, l’Archevêque et le Père ont eu plusieurs échanges par texto, par téléphone et par courriel.
- Enfin, l’Archevêque ayant demandé une réponse claire pour le lundi 4 mars, le Père Jean-Marie lui a envoyé ce jour-là le courriel suivant :
Cher Monseigneur,
Depuis notre rencontre de jeudi dernier, je n’ai pas eu l’occasion de consulter adéquatement notre canoniste, en raison de ses déplacements, du week-end, etc. Mais vous avez demandé une réponse pour aujourd’hui, et je veux donc m’y conformer.
À nouveau, je vous remercie de l’effort que vous avez fait pour venir fraternellement à ma rencontre et prier avec moi lors de notre entretien en tête-à-tête la semaine dernière. J’ai pu sentir votre douleur intense au cours de cette rencontre. Tout ce processus a été déchirant pour moi aussi.
Après un discernement dans la prière avec notre petite communauté, nous croyons être appelés à continuer de publier les messages que Dieu, croyons-nous, nous donne pour le bien de Ses Enfants.
Nous regrettons profondément la douleur que cela vous causera, et la manière dont cela sera perçu. Nous le faisons par désir d’obéir à Dieu et de servir Son Église.
Quelle que soit votre réponse à cette décision, je continue de croire que vous avez une part toute spéciale dans le plan de Dieu pour notre petite mission. Et je veux que vous sachiez que vous êtes toujours le bienvenu ici.
Malgré cette question que nous voyons si différemment, nous savons que vous aimez notre Seigneur et Sa Mère, comme nous les aimons. Et nous prions pour que l’Esprit Saint résolve tout cela au temps de Dieu et à Sa manière.
Dans Sa Miséricorde,
Père Jean-Marie« Jésus, nous avons confiance en Toi. »
- Il n’y a pas eu de réunion le 5 mars.
- Le 6 mars, le deuxième Message a été publié, non pas à la hâte ni par manque de respect, mais, comme le disait le courriel du Père, parce que la Mission de la Divine Miséricorde croyait que le Seigneur le lui demandait.
Une lecture équitable des événements et des communications réellement survenus durant cette période dresse un tableau différent du récit de la lettre de l’Archevêque. Encore une fois, il ne s’agit pas seulement d’erreurs sur des dates clés ou d’omissions de communications clés, si significatives que soient de telles erreurs et omissions, mais de l’impression erronée ainsi créée d’un Père Jean-Marie inattentif et irrespectueux envers l’Archevêque. Comme la chronologie le montre clairement, il y a eu un intervalle considérable de prière et de communications supplémentaires entre la réunion du 29 février et la publication du 6 mars. Et comme le courriel du Père le montre clairement, si nécessaires qu’il ait cru les actions de la Mission de la Divine Miséricorde, il regrettait vivement toute douleur que cette situation causait à l’Archevêque et lui réitérait son respect et son admiration.
Fait intéressant, dans le décret de l’Archevêque du 9 avril 2024 rejetant la demande de la Mission de la Divine Miséricorde de révoquer les décrets originaux du 15 mars, un récit plus exact de ces événements est donné ; en particulier, la date correcte de la réunion clé, le 29 février, y figure. À un moment donné, l’erreur a donc été constatée. Mais ce décret, pour autant que nous puissions en juger, n’a pas été rendu public au moment où nous écrivons ces lignes. Il n’y a pas eu non plus d’expression publique (ou privée) d’excuse ou de regret pour ces erreurs et pour les impressions erronées créées dans une lettre qui a été largement communiquée au public.
Pour la majorité du public, sans doute, ces erreurs et ces impressions demeurent leur compréhension dominante de la situation, et cela est regrettable. En définitive, la guérison et la réconciliation seront servies par davantage de clarté, non par moins.
3. Débuts du ministère de la Mission de la Divine Miséricorde dans l’archidiocèse
La lettre de l’Archevêque déclare : « Depuis 2009, la Mission de la Divine Miséricorde offre des retraites, un ministère sacramentel et un cadre paisible pour les fidèles de Dieu. »
Cela néglige le fait que les membres de la Mission de la Divine Miséricorde sont arrivés dans l’archidiocèse en 2001 et que, avec l’approbation de l’archevêque d’alors, Mgr Flores, et sous la conduite de Mgr O’Callaghan à la paroisse Saint-Pierre-et-Saint-Paul de New Braunfels, ils ont presque immédiatement commencé un travail apostolique, comprenant la célébration d’une Messe régulière à la paroisse, la prédication de retraites, l’animation d’Heures Saintes, des conférences spirituelles et le développement d’une pastorale des jeunes et des jeunes adultes. Une fois la propriété de la Mission acquise, le travail apostolique a commencé à se recentrer sur ce lieu, notamment avec les Messes du week-end et la tenue des retraites Rencontre avec Jésus. L’œuvre s’est poursuivie sous l’autorité et avec l’approbation de Mgr Gómez, qui a commencé son mandat en 2004.
Pour être juste envers Mgr García-Siller, peut-être retient-il 2009 parce que c’est l’année où Mgr Gómez a approuvé les statuts de la Mission de la Divine Miséricorde et l’a érigée en association privée dotée de la personnalité juridique, par rapport à son statut antérieur de simple association privée.
Il n’en demeure pas moins que la Mission de la Divine Miséricorde offre des retraites et un ministère sacramentel avec l’approbation des archevêques successifs depuis 2001.
4. Taille et croissance de la Mission de la Divine Miséricorde
Dans l’énumération faite par l’Archevêque des membres de la Communauté consacrée de la Mission de la Divine Miséricorde, il a omis de mentionner deux membres : Susannah Smith, qui vit comme laïque consacrée et avec la Communauté depuis 2019, et Raymundo, membre associé depuis 2018.
Il n’a pas non plus noté que la branche laïque de la Mission de la Divine Miséricorde, les Amici Christi, a grandi jusqu’à compter plus de 100 membres depuis ses débuts. Leur processus de formation dure près de quatre ans. Cette branche laïque est particulièrement importante parce que, lorsque la Mission se formait à l’origine et était conseillée par Mgr Joseph Galante, expert des communautés religieuses, celui-ci a dit à la Communauté qu’elle avait davantage le caractère d’un mouvement de l’Église que celui d’une communauté religieuse traditionnelle. Dans l’intelligence qu’en a l’Église, les mouvements tendent à se construire autour d’une adhésion majoritairement laïque, avec un noyau de membres religieux. La Mission a continué de suivre cette intuition d’être un mouvement, et les Amici Christi ont été très importants pour son identité et constituent un fruit significatif de son apostolat.
L’Association Béthanie ajoute un contexte supplémentaire à cette compréhension de la Mission de la Divine Miséricorde comme mouvement. Les membres de l’Association Béthanie sont les personnes qui expriment leur désir d’être des amis de la Mission et qui nous contactent pour faire partie de l’association. Des membres de Béthanie vivent à travers tout le pays et dans d’autres pays. Ils sont actuellement plus de 3 400, et leur nombre croît de manière significative.
Cela dit, l’Archevêque a raison de noter que le noyau de la communauté religieuse n’a pas connu la croissance qu’on aurait pu attendre et espérer. Mais il est important de savoir que le Seigneur a indiqué depuis longtemps à la Communauté que, durant la « phase cachée » de sa vie, sa croissance resterait modeste, et que c’est seulement dans cette nouvelle « phase publique », avec la publication des Messages, que davantage de vocations commenceraient à venir. Cela a toujours paru cohérent à la Communauté : avant qu’elle puisse être ouverte sur le caractère complet de la Mission de la Divine Miséricorde — tout particulièrement le rôle crucial que joue le charisme prophétique —, il était très difficile pour d’éventuels candidats de comprendre vraiment le charisme et la vocation de la Mission.
Ce fait éclaire aussi la place actuelle des membres de la famille dans la Communauté de la Mission de la Divine Miséricorde, sur laquelle l’Archevêque a attiré l’attention dans sa lettre. En 1993, à Monterrey, au Mexique, lorsque le Père Jean-Marie a été abordé pour la première fois par les deux femmes qui ont commencé à partager avec lui les locutions qu’elles recevaient, c’est notamment avec les membres de sa famille qu’il en a parlé. Ils ont donc été parmi les rares personnes, durant la phase cachée, à avoir une compréhension beaucoup plus complète du charisme et de la vocation de la Mission, et à connaître, par exemple, les Messages et la Reconquête qu’ils annonçaient. Ainsi, la foi en la Mission et la volonté de consentir aux sacrifices qu’elle exigeait leur venaient souvent plus aisément. Comme l’a dit le Père Jean-Marie : « Dieu merci pour les membres de ma famille. Peu d’autres, en ces années cachées, auraient pu accepter ce chemin exigeant. »
Conclusion
Il n’a jamais été dans notre intention de polémiquer avec l’Archevêque ou ses Évêques auxiliaires.
Nous croyons cependant que tout le monde s’accorde à dire qu’avoir la compréhension la plus claire et la plus exacte de cette situation éprouvante nous sert tous dans notre recherche de la volonté de Dieu et d’une résolution juste et charitable.
Cette réponse, et la chronologie qui l’accompagne en annexe, est un effort pour offrir une meilleure compréhension à l’ensemble des fidèles. À cette fin, d’autres documents de clarification seront publiés à l’avenir.
Que notre Sainte Mère nous aide à grandir dans la confiance en Notre Seigneur Jésus, le Seul qui puisse guider Son Église à travers ces eaux tumultueuses.
ANNEXE
Chronologie des événements, interactions et communications pertinents entre la Mission de la Divine Miséricorde et l’archidiocèse au sujet des Messages
Afin d’offrir au public une meilleure compréhension de l’histoire et du contexte concernant les Messages et la réponse de l’Archevêque à leur sujet, voici une chronologie des débuts des Messages et des événements ultérieurs pertinents pour les interactions de la Mission de la Divine Miséricorde avec l’Archevêque et ses deux auxiliaires, Mgr Michael Boulette et Mgr Gary Janak, à cet égard. Nous avons fait de notre mieux pour être exacts et justes dans cette présentation. Si l’Archevêque ou les Évêques avaient des réserves sur l’un des éléments de l’histoire présentée ci-dessous, nous accueillerions volontiers leurs remarques.
2016
12 décembre 2016 – Premier Message reçu par Sœur Amapola
- Sœur Amapola reçoit un Message de Notre-Dame concernant une intention de prière personnelle.
- Dans les semaines qui suivent ce Message, elle en reçoit un autre, puis commence à en recevoir fréquemment, non seulement de Notre-Dame, mais aussi de Notre-Seigneur.
- Elle rapporte tout cela au Père Jean-Marie, qui en vient à discerner que les Messages sont authentiques.
2017
12 février – Frère Mikael reçoit un Message
- Frère Mikael reçoit un Message de Notre-Dame alors qu’il aide à une retraite Rencontre avec Jésus. C’est le premier des nombreux Messages de ce genre qu’il commence à recevoir dans les mois suivants. En les discernant, le Père Jean-Marie en vient à croire qu’ils sont authentiques.
7 avril 2017 – Première réunion avec l’Archevêque
- La réunion est demandée par le Père Jean-Marie expressément pour discuter des Messages.
- La plus grande partie de la réunion consiste, pour l’Archevêque, à aborder d’autres sujets concernant la Mission de la Divine Miséricorde, par exemple son statut canonique et la possibilité qu’elle devienne une association publique de fidèles.
- Lorsque le Père Jean-Marie aborde les Messages et présente à l’Archevêque un Message très aimant de Notre-Dame, ainsi qu’un échantillon d’autres Messages, l’Archevêque les reçoit poliment, mais n’exprime aucun intérêt à recevoir d’autres Messages et déclare que les Messages ne doivent pas être partagés publiquement.
- Pendant près d’un an, il n’y a plus aucune communication de l’Archevêque au sujet des Messages et, de manière significative, aucune déclaration selon laquelle les Messages contiendraient des « affirmations scandaleuses ou de faux enseignements ».
2018
12 février – Processus de Visite canonique engagé par Mgr Michael Boulette, évêque auxiliaire
- Mgr Boulette informe le Père Jean-Marie, lors d’une réunion, que l’Archevêque veut qu’une Visite soit menée auprès de la Mission de la Divine Miséricorde.
- Parmi les sujets abordés, Mgr Boulette, qui semble toujours parler avec franchise, note qu’il a lu l’échantillon des Messages fournis à l’Archevêque par la Mission de la Divine Miséricorde. À propos d’un Message dans lequel le Seigneur parle de la construction du Teocalli, le sanctuaire de plein air sur la colline du Tepeyac, Mgr Boulette paraît amusé et sceptique que Notre-Seigneur entre dans un tel détail, mais, pour le reste, il ne semble ni préoccupé que les Messages soient contraires à la foi et aux mœurs, ni particulièrement convaincu qu’ils soient d’origine divine.
- Une lettre ultérieure de Mgr Boulette précise que la Visite comprendrait une évaluation complète et approfondie de la Mission de la Divine Miséricorde, depuis ses statuts et ses pratiques de formation jusqu’à ses finances.
- La lettre traite aussi spécifiquement des Messages : elle demande à en voir davantage d’exemples, soulève la question de leur rôle dans la conduite de la Mission de la Divine Miséricorde, note qu’un discernement beaucoup plus poussé à leur sujet est nécessaire, et déclare expressément : « L’Archevêque interdit clairement, et à compter de maintenant, toute publication de tels messages ou toute indication que de tels messages sont directement reçus et doivent être communiqués par votre groupe, en tant que tels. » Cette lettre initiale est la seule fois où l’archidiocèse demande davantage d’informations sur les Messages, dans le cadre d’une liste complète de questions sur la Mission.
5 avril – Remise du premier volume de la réponse à la Visite
- La réponse de la Mission de la Divine Miséricorde aux questions de Visite de Mgr Boulette comprend deux volumes. Le premier, d’environ 380 pages (dont la majeure partie est constituée de documents annexés), traite principalement des questions relatives aux statuts, à la gouvernance, à l’histoire et aux affaires juridiques et financières de la Mission. Les Messages et l’importance du charisme prophétique n’y sont pas abordés de manière substantielle. Mgr Boulette exprimera plus tard son appréciation du caractère complet et soigné de ce volume comme du second.
12 avril – Mgr Boulette visite la Mission
- Mgr Boulette célèbre à la Mission une Messe de semaine ouverte au public.
- La visite, cordiale de l’avis de tous, comprend un long entretien privé avec le Père Jean-Marie et un déjeuner avec la Communauté.
21 septembre – Remise du second volume de la réponse à la Visite
- Le second volume (461 pages) donne, entre autres, une histoire détaillée de la manière dont le charisme prophétique a été central dans le ministère sacerdotal du Père Jean-Marie dès le début des années quatre-vingt-dix, puis pour la Communauté de la Mission de la Divine Miséricorde dans son ensemble.
- Le rapport comprend aussi un échantillon d’un certain nombre de Messages reçus par Sœur Amapola, Frère Mikael et le Père Jean-Marie.6
- Le Père Jean-Marie espère que ce compte rendu marquera une nouvelle phase dans le discernement et la compréhension, par l’Archevêque, du rôle du charisme prophétique pour la Mission de la Divine Miséricorde, et dans sa disposition à considérer les Messages plus attentivement, y compris en étant ouvert à la possibilité de leur authenticité.
2019
- L’année s’écoule sans aucun commentaire des Évêques sur la partie du rapport de Visite consacrée aux Messages, ni aucun discernement supplémentaire de leur part au sujet des Messages. De manière significative, il n’y a aucune déclaration selon laquelle les Messages contiendraient des « affirmations scandaleuses ou de faux enseignements ».
2020
13 février – Réunion avec Mgr Boulette, Lori Peery, le Père Jean-Marie et Peter Roderique
- Dans le prolongement de la Visite, cette réunion, convoquée par Mgr Boulette et en présence de Lori Peery, nouvelle vice-chancelière de l’archidiocèse, porte principalement sur la proposition archidiocésaine de faire passer la Mission de la Divine Miséricorde du statut d’association privée de fidèles à celui d’association publique de fidèles.
- À un moment, le Père Jean-Marie soulève la question du charisme prophétique et des Messages. Mgr Boulette dit avoir lu la plupart des Messages supplémentaires fournis dans le rapport de Visite. Il ne semble pas y voir de problèmes, mais ne pense pas non plus qu’ils apportent quoi que ce soit de nouveau ou de notable, ni qu’ils viennent nécessairement de Dieu.
5 mars – Visite de Lori Peery, nouvelle vice-chancelière de l’archidiocèse
- Mme Peery assiste à la Messe, visite la Mission et déjeune avec la Communauté.
- Au cours d’une conversation amicale pendant le déjeuner, le charisme prophétique de la Mission de la Divine Miséricorde et les expériences de locutions de certains membres de la Communauté sont évoqués. Mme Peery n’exprime aucune préoccupation au sujet des locutions.
2020-2023 : un long intervalle de calme
- Après la visite de Lori Peery du 5 mars, et avec le début de la situation du Covid, nous n’avons aucun contact significatif des Évêques ou de l’archidiocèse au sujet des Messages pendant plus de trois ans. Nous attendions une réponse aux longs rapports qu’ils avaient demandés et auxquels nous avions consacré beaucoup de temps.
2023
17 mai – Le Père Jean-Marie rencontre Mgr Boulette lors de la conférence du clergé
- Au cours d’une rencontre impromptue avec le Père Jean-Marie, Mgr Boulette signale que l’archidiocèse n’a pas reçu le rapport financier courant de la Mission de la Divine Miséricorde, et aussi que la Mission n’a pas accompli les démarches nécessaires pour avancer sur la voie devant la conduire à devenir une congrégation religieuse. Le Père Jean-Marie en est décontenancé : il croyait que la Mission avait fait sa part et attendait la réponse de l’archidiocèse. Il s’avère que Mgr Boulette se trompait au sujet du rapport financier ; la Mission l’avait soumis en temps voulu, mais le bureau archidiocésain compétent ne le lui avait pas communiqué.
- La portée plus large de cette rencontre est qu’elle relance le contact entre la Mission de la Divine Miséricorde et l’archidiocèse, notamment par une visite ultérieure de Mgr Gary Janak, évêque auxiliaire.
29 juin – Première visite à la Mission du nouvel évêque auxiliaire, Mgr Gary Janak
- Mgr Janak programme une visite pour « faire connaissance » avec la Mission de la Divine Miséricorde, accompagné de Lori Peery. Ils abordent divers sujets au cours de la visite et disent avoir entendu beaucoup de bien des retraites Rencontre avec Jésus. Le ton de la visite est très amical et positif.
- Lorsque le Père Jean-Marie aborde le sujet des Messages, Mgr Janak décline d’en discuter, disant que c’est un sujet pour l’Archevêque.
1er décembre – Mgr Janak demande une réunion entre la Mission de la Divine Miséricorde et les trois Évêques
- L’ordre du jour doit comprendre divers sujets, dont la gouvernance et les statuts de la Mission de la Divine Miséricorde, sa mission et ses membres, et la situation de ses biens.
- Le courriel de l’Évêque loue l’impact de la Mission de la Divine Miséricorde dans l’archidiocèse : « Je reconnais l’impact positif de cet apostolat dans l’archidiocèse, et il nous faut du temps pour l’examiner. »
- Informée que l’archidiocèse sera représenté par deux canonistes et un avocat civil, la Mission de la Divine Miséricorde engage un canoniste pour l’aider à se préparer à cette importante réunion et à y être assistée.
2024
1er février – Réunion avec les trois Évêques
- Sont présents pour l’archidiocèse Mgr García-Siller, Mgr Boulette et Mgr Janak, ainsi que la vice-chancelière Lori Peery et Isaac Huron, conseiller juridique de l’archidiocèse. Le Père Jean-Marie, Mère Madeleine, Frère Mikael, Sœur Amapola et Peter Roderique représentent la Mission, accompagnés de leur canoniste et de leur avocat civil.
- La réunion couvre un large éventail de sujets, mais les principales préoccupations exprimées par les Évêques sont : des questions sur le statut canonique présent et futur de la Mission de la Divine Miséricorde, le manque de croissance des vocations, le nombre démesuré de membres d’une même famille, et ce qui a semblé à certains participants être, aux yeux de l’Archevêque et de ses auxiliaires, le plus important des sujets à traiter : la disposition des biens de la Mission si cela devenait nécessaire. Il a même été affirmé que la Mission « n’avait pas besoin » de la propriété attenante qu’un ami cher, membre des Amici Christi, avait récemment donnée.
- On parle peu des Messages, mais pour le peu qui en est dit, aucune déclaration n’affirme que les Messages contiennent des « affirmations scandaleuses ou de faux enseignements ».
- À la fin de la réunion, le Père Jean-Marie remet à chacun des Évêques la copie d’un Message du Seigneur qui leur est spécifiquement adressé à tous les trois, que Sœur Amapola venait de recevoir la nuit précédente, puis les membres de la Communauté se retirent. Dans ce Message, parmi bien d’autres paroles du Seigneur, figurent ces mots : « Des loups, déguisés en brebis, sont assis sur les trônes de Mes Apôtres — jusque sur la chaire de Mon Pierre. »
2 février – Courriel de Mgr Janak
- Dans la première communication des Évêques après la réunion du 1er février, Mgr Janak envoie au Père Jean-Marie un courriel concernant les efforts pour parvenir à la clarté sur le statut canonique de la Mission de la Divine Miséricorde.
- De manière frappante, il n’y a aucune référence au Message remis aux Évêques ni aucune expression de préoccupation à son sujet.
9 février – Courriel de Mgr Janak
- Le courriel encourage le Père Jean-Marie dans les efforts de la Mission de la Divine Miséricorde pour dissiper, lors de la réunion publique annoncée du 10 février après la Messe, toute rumeur d’éventuelles actions hostiles de l’archidiocèse contre la Mission.
- Le courriel loue également la Mission de la Divine Miséricorde et exprime le désir de renforcer son rôle dans l’archidiocèse.
- Là encore — plus d’une semaine, désormais, après la réunion avec les Évêques —, aucune référence au Message remis aux trois Évêques ni aucune expression de préoccupation à son sujet.
11 février – Rencontre avec le public après la Messe
- En plus de rendre compte de la réunion avec les Évêques, le Père Jean-Marie parle publiquement pour la première fois des Messages que Sœur Amapola reçoit de Notre-Seigneur et de la Sainte Mère, décision prise après une longue période de discernement et beaucoup de prière.
28 février – Publication du premier Message
- Un Message intitulé « Un Appel à Tous les Enfants de Dieu » devient le premier Message rendu public. Il est publié simultanément sur le site Internet de la Mission de la Divine Miséricorde et sur Lifesite News, accompagné d’une interview du Père Jean-Marie par John-Henry Westen, de Lifesite News. Le Père envoie également ce matin-là un courriel aux trois Évêques pour les avertir de tout cela.
- L’Archevêque appelle et demande que le Père Jean-Marie vienne à une réunion le lendemain.
29 février – Le Père Jean-Marie rencontre l’Archevêque à la chancellerie
- L’Archevêque demande que la Mission de la Divine Miséricorde retire l’interview de Lifesite et le Message d’ici le lundi, et cesse toute publication ultérieure de Messages.
- L’Archevêque, se référant apparemment à la parole « Des loups, déguisés en brebis… » du Message du 1er février aux trois Évêques, dit que les Messages ont un contenu faux et scandaleux et ne doivent pas être publiés.
- Notons que c’est la première fois en sept ans que l’Archevêque exprime une objection précise sur le contenu des Messages. Nous n’avons toutefois toujours pas reçu d’explication écrite de ce qui serait « faux » et « scandaleux ».
1er – 14 mars : échanges continus
- Tout au long de cette période, une série de communications sont échangées entre l’Archevêque et le Père Jean-Marie, souvent sous forme de brefs textos ou d’appels téléphoniques. (Cette période est également traitée plus haut, dans la section « Caractérisation inexacte d’une interaction clé entre l’Archevêque et le Père Jean-Marie ».) L’Archevêque continue de demander que la Mission de la Divine Miséricorde retire de son site Internet tous les Messages publiés et cesse d’en publier d’autres, et il avertit de sanctions canoniques si ses demandes ne sont pas suivies. Le Père Jean-Marie exprime sa gratitude pour ces efforts paternels de résolution du différend. Mais après avoir prié et consulté sa Communauté, le Père Jean-Marie informe l’Archevêque que sa Communauté et lui croient que le Seigneur leur demande de continuer à publier les Messages, ce qu’ils font.
- C’est aussi durant cette période, le 12 mars, que la Mission publie sa déclaration « Nous devons obéir à Dieu », un long effort pour expliquer les raisons et les circonstances qui ont conduit à la décision de publier les Messages, en soulignant notamment la crise sans précédent que traversait l’Église.
15 mars – Décrets de l’Archevêque remis par le Père John Mefridge
- L’Archevêque émet une série de décrets qui retirent au Père Jean-Marie les facultés de célébrer la Messe et de prêcher à la Mission, ou d’y célébrer d’autres sacrements, par exemple la Confession, et qui dissolvent le statut de la Mission de la Divine Miséricorde comme association privée et comme apostolat catholique de l’archidiocèse.
- Avec les décrets, l’Archevêque publie une déclaration publique expliquant pourquoi il prend ces mesures ; elle cite des passages de la déclaration de la Mission « Nous devons obéir à Dieu » qui font référence à l’un des Messages mentionnant l’« usurpateur ».
- Dans une série de déclarations et d’actions, la Mission de la Divine Miséricorde fait clairement savoir que, vu la situation extraordinaire de l’Église, elle croit devoir, par obéissance à Dieu :
- continuer à célébrer la Messe à la Mission ;
- continuer à publier les Messages ;
- continuer à accueillir les visiteurs à la Mission.
25 mars – La Mission de la Divine Miséricorde demande la révocation des décrets de l’Archevêque
- La Mission de la Divine Miséricorde présente les demandes canoniques formelles tendant à ce que l’Archevêque révoque ses décrets du 15 mars, en exposant les motifs canoniques pour lesquels nous les croyons injustes.
9 avril – L’Archevêque refuse la révocation7
- Mgr García-Siller émet trois décrets rejetant toutes les demandes de la Mission de la Divine Miséricorde en révocation des décrets du 15 mars.
Notes
- Les autres sujets de préoccupation majeurs sont :
- la caractérisation inexacte d’une interaction clé entre l’Archevêque et le Père Jean-Marie ;
- la datation erronée des débuts du ministère de la Mission de la Divine Miséricorde dans l’archidiocèse ;
- la méconnaissance de la taille et de la croissance de la Mission de la Divine Miséricorde.
Ces questions sont traitées plus loin dans la présente réponse. ↑
- On obtiendra la compréhension la plus complète de ces points en lisant la chronologie détaillée des interactions entre l’archidiocèse et la Mission de la Divine Miséricorde au sujet des Messages, qui figure en annexe de la présente déclaration. Nous croyons que cette chronologie aide beaucoup à se faire une idée plus claire de ce processus, mais nous l’avons placée en annexe pour éviter d’allonger excessivement la déclaration. La déclaration elle-même résume les principales conclusions de la chronologie. ↑
- Cette réunion a aussi été l’occasion de partager quelques Messages reçus par Frère Mikael. Plusieurs années avant que Sœur Amapola ne commence à recevoir des Messages, Frère Mikael avait lui-même fait l’expérience de sentir que le Seigneur lui parlait — le plus souvent de simples Messages d’encouragement dans les moments difficiles —, mais cette expérience avait semblé cesser, et il ne l’avait pas recherchée. Peu après le début de l’expérience de Sœur Amapola, Frère Mikael a de nouveau senti le Seigneur lui parler, mais en recevant désormais des Messages destinés non seulement à lui, mais souvent à être partagés. Comme pour Sœur Amapola, certains Messages sont destinés à une seule personne, d’autres à un groupe particulier — par exemple la Communauté ou les Amici Christi —, et d’autres à tout le peuple de Dieu. Depuis plusieurs années, Frère Mikael ne reçoit plus de Messages, tandis que Sœur Amapola continue d’en recevoir. La Communauté croit que beaucoup des Messages qu’il a reçus sont destinés à être partagés à un moment ou à un autre de la Reconquête, mais que le Seigneur l’indiquera. Parce que ses Messages n’ont pas été rendus publics et ne font pas partie de la controverse actuelle, notre réponse se concentre sur les Messages reçus par Sœur Amapola. ↑
- La Visite canonique est le terme désignant le droit et le devoir qu’a tout supérieur ecclésiastique de visiter et d’examiner formellement, comme il le juge opportun, les personnes et les institutions relevant de sa juridiction, afin d’assurer leur bon fonctionnement et leur fidèle service de l’Église. ↑
- Lors de conversations que le Père Jean-Marie a eues avec Mgr Boulette les 14 et 15 février 2018, par courriel et par téléphone, Mgr Boulette a accepté sa proposition d’extraire d’un message un passage non controversé et de le retoucher de manière à le présenter non comme un message prophétique, mais comme un simple enseignement spirituel ou une méditation de la Mission de la Divine Miséricorde. Telle est donc la politique que nous avons suivie dans certains de nos bulletins et de nos méditations du vendredi envoyées par courriel. ↑
- Quelques années avant que Sœur Amapola et Frère Mikael ne commencent à recevoir des Messages, le Père Jean-Marie a lui aussi reçu quelques Messages de Notre-Seigneur. Selon son propre récit, ces Messages tendaient à être brefs, adressés à lui plutôt qu’à l’ensemble des fidèles (souvent de simples paroles d’encouragement pour le Père dans les moments difficiles), et ils sont survenus sur une période relativement limitée. ↑
- Après cette date, il y a eu d’autres interactions et communications entre l’archidiocèse et la Mission de la Divine Miséricorde. Mais comme la présente déclaration répond spécifiquement à la lettre de l’Archevêque du 15 mars, ces questions ne sont pas traitées ici. ↑